Détecter le syndrome du canal carpien à l'aide d'examen physique et de tests diagnostiques

Détecter le syndrome du canal carpien à l'aide d'examen physique et de tests diagnostiques

Détecter le syndrome du canal carpien à l’aide d’examen physique et de tests diagnostiques

Vous pensez souffrir du syndrome du canal carpien?

Examen physique

i. Une des manœuvres diagnostiques est la manœuvre de Phalen. Celle-ci consiste à amener le poignet en flexion forcée à 90 degrés et à maintenir cette position pour une durée d’une minute. La manœuvre peut être rendue plus efficace en élevant le bras tendu au-dessus de la tête, en maintenant le poignet en flexion. L’apparition de fourmillements au niveau de l’extrémité de l’index ou du majeur ou encore d’une douleur au niveau du poignet est fortement suggestive d’un syndrome du canal carpien surtout si elle se produit au niveau des deux mains. La manœuvre peut etre exécutée pour les deux mains en même temps.

ii. Un autre test consiste à percuter légèrement avec deux doigts de l’autre main, le trajet du nerf médian dans la zone du canal carpien. Cette percussion provoquera souvent une sensation de chocs électriques ou de douleur anormale. C’est le signe de Tinel.

iii. Un troisième test consiste à appliquer une légère compression avec deux doigts ou le pouce de l’autre main, encore une fois sur le trajet du nerf médian deux à trois centimètres en haut du canal carpien, soit au niveau de l’avant-bras. Ce test de compression évoquera des engourdissements ou fourmillements dans les doigts au bout d’une vingtaine de secondes. C’est le test de Durkan.

iv. Il est aussi utile de comparer la qualité de la perception du toucher au niveau de l’extrémité de l’index et du majeur à celle de l’extrémité (pulpe) du petit doigt puisque ce dernier est innervé par un autre nerf appelé nerf cubital. Ce test de sensibilité peut se faire en effleurant délicatement la pulpe des doigts avec un coton tige. Si la perception du coton tige est différente au niveau de la pulpe de l’index ou du majeur par rapport à celle du petit doigt ou auriculaire, il faut suspecter une atteinte déjà plus avancée du nerf médian, et donc probablement un syndrome du canal carpien plus sévère et donc plus urgent à traiter. Cette perte de sensibilité peut devenir permanente et invalidante.

Examens complémentaires

i. Électromyogramme (EMG):
L’électromyogramme et la mesure des vitesses de conduction nerveuse sont très utiles et informatifs. Il s’agit là de tests qui évaluent la fonction et la performance du nerf plutôt que d’un test d’imagerie qui visualise le nerf.

ii. Le nerf peut être décrit comme étant un gros câble électrique qui contient des centaines de fils et de cordons (fascicules de fibres nerveuses). Une compression du nerf va compromettre la vascularisation et l’oxygénation des axones et ceux-ci se mettent alors à dysfonctionner. La vitesse de conduction, c’est à dire la vitesse à laquelle circule l’influx nerveux dans les fibres nerveuses, diminue alors de manière mesurable. Le test donne des informations essentielles sur le degré d’avancement de la pathologie et donc, sur le pronostic de la récupération.

iii. Il est très important de savoir que ce test peut être faussement négatif en présence d’un syndrome du canal carpien symptomatique dans les cas peu avancés. Une fausse réassurance et des délais de traitement peuvent en résulter si le médecin ou le patient ne sont pas au fait des limites de ce test.

Échographie

L’échographie est un examen qui peut être proposé pour identifier et évaluer le nerf et sa condition. Dans les cas de compression nerveuse, le calibre du nerf sera souvent augmenté juste au- dessus de la zone de compression. Nous pouvons donc observer une dilatation du nerf juste avant l’endroit où il est coincé, un peu comme un tuyau d’arrosage qui serait bloqué à un endroit. L’échographie permet de dépister cette dilatation et même de mesurer les dimensions du nerf. Cet examen par échographie permet aussi d’identifier la présence d’une anomalie anatomique (comme un muscle anormal) ou d’une masse dans le canal, comme une tumeur, un kyste, ou une dilatation vasculaire.

Sévérité de votre syndrome du canal carpien

Le syndrome du canal carpien est classé en trois stades en fonction de la gravité des symptômes.

i. Le stade 1 se caractérise par l’engourdissement, la douleur et les picotements qui se produisent principalement pendant la nuit et qui peuvent être soulagés en secouant la main. Les mains touchées sont souvent caractérisées par une raideur ressentie le matin.

ii. Le stade 2 se caractérise par des symptômes qui surviennent également au cours de la journée, avec des positions prolongées ou des mouvements répétitifs des mains. La faiblesse se développe souvent, et il devient alors fréquent de laisser tomber des objets.

iii. Le stade 3 est le plus sévère et se caractérise par une atrophie ou une fonte irréversible des muscles stimulés par le nerf médian. Les picotements peuvent ne plus être présents en raison d’une lésion nerveuse sévère.

Vous pensez souffrir du syndrome du canal carpien?

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1. Votre travail ou vos occupations personnelles vous amènent-il à effectuer des gestes manuels répétitifs ? ( Question 1 / 15 )

2. Souffrez-vous d’engourdissements ou de sensations de fourmillements fréquents dans la paume de la main ou dans vos doigts (en particulier au pouce, à l’index et au majeur) ? ( Question 2 / 15 )
3. Ressentez-vous surtout des picotements et des engourdissements au niveau du pouce, de l’index, du majeur et du quatrième doigt plutôt qu’au petit doigt?  ( Question 3 / 15 )
4. Ressentez-vous des engourdissements ou des picotements dans les doigts lorsque vous lisez le journal, conduisez la voiture ou parlez au téléphone?  ( Question 4 / 15
5. Ressentez-vous des engourdissements dans la ou les mains lorsque vous soulevez celles-ci au-dessus de votre tête?  ( Question 5 / 15 )
6. Ressentez-vous souvent une sensation de brûlure dans la paume de votre main ou au niveau des doigts ?  ( Question 6 / 15 )
7. Devez-vous secouer votre main ou vos mains pour tenter de soulager les engourdissements?  ( Question 7 / 15 )
8. Vos doigts vous semblent-ils enflés ou malhabiles, et ce, même si l’enflure n’est pas évidente ?  ( Question 8 / 15 )
9. Les symptômes vous semblent-ils plus forts la nuit ou au réveil ?  ( Question 9 / 15 )
10. Vous êtes-vous déjà réveillé la nuit en ressentant le besoin de secouer votre main pour atténuer les symptômes ?  ( Question 10 / 15 )
11. Est-ce que porter une attelle la nuit allège les symptômes ?  ( Question 11 / 15 )
12. Ressentez-vous de la faiblesse au niveau de la main ou du poignet?  ( Question 12 / 15 )
13. Avez-vous remarqué une gêne ou une maladresse lorsque vous tenez des objets dans votre main ou tentez d’effectuer certains gestes ?  ( Question 13 / 15 )
14. Éprouvez-vous de la difficulté à boutonner vos vêtements ou à manipuler des petits objets?  ( Question 14 / 15 )
15. Avez-vous des symptômes au niveau des deux mains?  ( Question 15 / 15 )

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